Allah dit : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines. » [24/31]
Au début du 20 eme siècle, une femme qui montrait sa cheville en montant dans un tram courait le risque d’être suivie et violée dans un coin de rue ou chez elle : d’aucun pensaient qu’elle l’avait bien cherché ! idem celle qui sortait « en cheveux », sans chapeau, signifiant ainsi qu’elle n’était qu’une gourgandine à qui n’importe quel homme pouvait imposer un assaut sexuel.
Quand le bikini arrive dans les années cinquante, les femmes qui osent le porter sont traitées comme des « grues », des strip-teaseuses, autant dire des "allumeuses" méritant le viol.
A la fin des années soixante la mini-jupe qui dévoilait les jambes des filles, restait jusqu’à présent la dernière excuse avancée par les violeurs irrépressiblement excités par cet appel direct au coït.
- (Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah). Accomplissez le Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et à Son messager.
Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète]! et vous purifier pleinement .) [Les Coalisés: 33]
Faut-il s’en inquiéter ou s’en réjouir ? La ménagère de moins de cinquante ans, « casée » et traditionnellement « hors circuit » est désormais la cible de toutes les sollicitations du paraître : rester jeune, désirable, sexy, dans le coup, toujours la proie du désir masculin ! La mère de famille, rassurante et détachée de la compétition sexuelle du siècle dernier a fait place à une marchandise érotisée conforme au désir masculin, encore et toujours sur le "paraître" sexuel, sous peine d’inexistence !
Autre cible, depuis quelques années les très jeunes filles, à peine pubères, les « Lolita » qui font aussi l’objet d’un très lucratif marché de mode et d’accessoires sexy, encore destinés à reproduire la mode bimbo de maman ! On ne peut s’empêcher de penser qu’on entretient là aussi le stéréotype de la femme-enfant fragile et immature.
La multiplication de clips musicaux "sexy" amène 2 réflexions. D’abord, on peut s’interroger sur le voyeurisme qu’ils entretiennent, et éventuellement avoir une approche en terme de pudeur, là c’est la nudité qui est en cause, et comme j’ai pas de critiques particulières j’en dirai pas plus. L’autre approche, c’est d’y relever une pornographie sexiste et dominatrice. Tous les clips qui montrent du nu ne sont pas à mettre dans la deuxième catégorie. Cours vite des Silmarils est emblématique puisque les femmes filmées dans le clip sont des actrices porno.
En ce sens on est dans le summum du corps objet, puisque ces corps, le plus souvent féminins, sont uniquement là pour 2 choses : la décoration et susciter le désir sexuel.
On ne va pas citer ni décrire tous les clips.
Les clips vidéo sont regardés par un public jeune, voire ado, sur les chaînes musicales du cable/satellite, qui sont notamment diffusées en continu dans des bars et certains fast-food (le mac do de Pigalle par exemple).
La femme est réduite à sa fonction d’excitant sexuel.
La pub est la partie la plus évidente et la plus sauvage d’un ensemble cohérent de messages sexistes. Les clips sont une autre partie de cet ensemble, ainsi que les couvertures de magazines, les photos des magazines, les films, les mangas, ou les plateaux de télévision. Un article comparable pourrait être écrit sur la manière dont les présentatrices sont habillées comparativement aux présentateurs. Répétons-le, il ne s’agit pas de puritanisme, il s’agit de refuser que sous couvert de nu artistique on valorise la domination et le sexisme. Sexy, sexiste, entrainez-vous à faire la différence.
(NTD) un petit extrait d'une lettre écrite par Le Prince Mamdouh Ibn Abd Al 'Aziz Aal Sa'oud, qui a attiré toute mon attention :
« Nous croyons en Allah en tant que Seigneur, en l'Islam en tant que religion, et en Muhammad (صلى الله عليه وسلم) en tant que Messager.
Par cela, nous ne seront point touchés par le châtiment humiliant dans lequel ils vivent, en ayant délaissé le dépôt divin qui leur avait été confié, lorsqu'ils ont tourné le dos à la vérité…
sauf si nous reproduisons tout ce qu'ils commettent, ou même seulement certains actes parmi ceux que notre Seigneur (سبحانه وتعالى) n'agrée pas. »
Qu’Allah nous accorde la chance de profiter pleinement de ces précieux instants qui arrivent.
Qu’Allah purifie notre cœur de la " rouille " de nos mauvaises actions.
Âmine.
wa Salam alaykoum wa RahmatuAllahi wa barakatuh